Par Siméon Isako

La fondation Panzi du docteur Denis Mukwege appelle le gouvernement à rendre justice dans le dossier du massacre perpétré en août 1998 à kasika (Sud Kivu).

Dans un document rendu public ce weekend, M. Mukwenge relève que la majorité des cadavres découverts sur le trajet de 60 km depuis Kilungutwe jusqu’à Kasika, était essentiellement des femmes et des enfants.

« Les femmes étaient violées avant d’être éventrées à l’aide des poignards à partir du vagin, c’est une violation grave et un crime contre l’humanité, plus de 18 ans passés, nous devons savoir la vérité sur cette question », dénonce le prix Nobel de la paix en appelant l’état congolais à s’assumer.

Plus de 856 personnes ont été massacrées notamment la famille du Mwami (roi) de Lwindi François Mubeza.

« J’appelle la communauté internationale à enfin considérer le Rapport du Projet Mapping, Cela permettrait au peuple congolais d’enfin pleurer ses morts, faire son deuil, pardonner ses bourreaux, dépasser sa souffrance et se projeter sereinement dans le futur» a indiqué Denis Mukwege.