Par Jean Pierre K

Lâché par une dizaine de parlementaires membres de son regroupement AFDC et alliés, Modeste Bahati n’entend pas renoncer à sa candidature à la présidence du Sénat.

Le tout dernier ministre du plan de Joseph Kabila l’a réaffirmé encore samedi. À la tête de la deuxième force parlementaire au sein du Front Commun pour le Congo (FCC), M.Bahati est déterminé à affronter le candidat officiel du FCC, choisi par Joseph Kabila.
«Je maintien donc ma candidature tel que décidé à l’unanimité de notre Regroupement AFDC-A», assure -t-il.

Dans une déclaration faite samedi, quelques élus Bahatistes avec à leur tête, Néné Nkulu, présidente du groupe parlementaire AFDC et alliés à l’assemblée nationale avaient apporté leur soutien à Alexis Thambwe Mwamba, également dans la course au perchoir du sénat.
Ils ont motivé leur démarche par le souci de préserver la « cohésion » au sein du Front Kabiliste. Une fronde qui ne semble pas perturber Modeste Bahati. L’ancien ministre accuse ses sociétaires d’avoir cédé à une éventuelle corruption.

« L’AFDC-A compte 44 députés nationaux, 70 députés provinciaux et 13 sénateurs. Au total 127 parlementaires. De toute évidence 11 d’entre eux (10 députés nationaux et 1 sénateur) n’ont pas pu résister aux pressions et à une éventuelle corruption. C’est cela aussi la politique congolaise», a-t-il indiqué.

Le leader de l’AFDC a été investi la semaine dernière, candidat au perchoir du Sénat par la conférence des présidents de son regroupement contre l’avis du FCC qui a jeté son dévolu sur le diplomate et ancien ministre de la justice, Alexis Thambwe Mwamba. Déstabilisé, Bahati qui ne compte pas s’arrêter à mi – chemin.

«Nous avançons avec les 116 élus qui comprennent le sens de notre combat jusqu’à la conquête du perchoir du Sénat», persiste t-il.

Le bureau provisoire du Sénat n’a pas encore rendu public le calendrier pour l’élection des membres de son bureau définitif. Selon la constitution de la RDC, en cas d’empêchement définitif ou décès du Chef de l’État, c’est le président du Sénat qui assume son intérim et conduit le pays aux élections dans les trois mois qui suivent.