Par Badibanga Poivre D’Arvor

La pression s’accentue sur les membres de l’AFDC-A encore favorables au sénateur frondeur Bahati Lukwebo. Appelés à prendre position dans le conflit qui oppose l’ancien ministre au FCC, ces derniers risquent de perdre leurs postes dans les entreprises publiques. C’est en tout cas le ton donné à Bukavu ce weekend par le député PPRD Claude Nyamugabo. Il s’exprimait à presse, à la veille de l’expiration de l’ultimatum fixé à ce mardi 23 juillet 2019.

« Depuis quelques jour, le FCC s’est réuni et a décidé de l’ultimatum qu’il donnait à tous ceux qui occupent des postes pour son compte. Et ce délai arrive à échéance ce mardi 23 juillet. Nous attendons que les uns et les autres se prononcent. Certains ont commencé à se prononcer pour rester derrière Kabila, et d’autres, ont décidé de suivre la voie du sénateur Bahati Lukwebo. C’est leur choix également. Ils sont libres, mais nous tirerons les conséquences », a-t-il prévenu.

Cet ancien gouverneur du Sud-Kivu affirme qu’en politique, il faut suivre les règles. A contrario, l’on est exclu ou radié du groupe. C’est ainsi qu’il lâche, sans ambages, sa menace à l’encontre des mandataires de l’AFDC-A.

«Loyal à mon autorité morale, j’attends que les postes occupés au quota du FCC soient libérés par ceux qui ont quitté le FCC. L’AFDC-A pro Lukwebo doit le savoir », a menacé M. Nyamugabo.

Il dit attendre la dernière position de ceux qui se montrent, jusqu’à preuve du contraire, fidèles à ce fils de Kabare qui, désormais, divorce d’avec l’homme à qui Félix Tshisekedi succède.

A l’allure où le FCC se montre ferme à faire respecter cet ultimatum, il y a lieu de craindre un bouleversement au sein de la classe politique au Sud-Kivu ainsi que dans d’autres institutions du pays.

En coulisses, des informations selon lesquelles le PPRD est déterminé à déboulonner le gouverneur Theo Ngwabidje s’il s’accroche à son autorité morale Modeste Bahati Lukwebo en lui renouvelant la confiance, circulent. La grogne entre le FCC et l’AFDC-A se ressent déjà en provinces.