Par Badibanga Poire D’Arvor

Le mouvement citoyen ‘’Réveil des indignés’’ est décidé à mettre fin aux tracasseries policières sur les routes de Bukavu et dans la province du Sud-Kivu. Des pratiques que l’association d’éveil de conscience qualifie d’ «avilissantes». Afin d’identifier leur mode opératoire et bien les combattre, elle vient de mener une enquête dans le secteur.

Selon ce mouvement citoyen, cette enquête effectuée pendant deux mois vise essentiellement à démasquer les auteurs du désordre au sein de la police de circulation routière.

« C’est en rapport avec les tracasseries routières à Bukavu et dans les territoires de la province. Cette enquête identifie le flux de circulation de l’argent perçu illégalement par des éléments de la police de circulation routière et d’autres rouages qui entourent cette pratique informelle », explique un communiqué.

A en croire les signataires de ce texte, les résultats de cette enquête seront mis à la disposition des responsables du commissariat provincial de la PNC. « L’objectif est de pousser à la mutation, ces ‘’cerveaux moteurs’’ de la corruption à ciel ouvert et d’autres pratiques ignobles qui sèment le désordre sur la voirie urbaine, voire sur toutes les routes dans les territoires. », explique-t-il.

Par ailleurs, ‘’Réveil des indignés’’ précise que son enquête divulgue les exigences auxquelles les policières sont soumis à chaque poste, vis-à-vis de leur hiérarchie, le montant ou « ce fameux rapport versé quotidiennement par chacun », note les membres du Mouvement en référence aux recettes journalières que les policiers seraient obligés de ramener à leurs supérieures tous les jours à la tombée de la nuit..

Cette structure citoyenne note avoir dressé, de manière détaillée, le tableau des perceptions illégales des taxes sur différents axes routiers, dont Bukavu-Misisi, Bukavu-Mwenga/Kitutu, Bukavu-Bunyakiri, et consorts.

Il y a de quoi s’opposer à ce phénomène de corruption qui perdure entre la police de circulation routière et les automobilistes, renseignent les animateurs du mouvement. Ils annoncent une marche pacifique le mercredi 31 juillet contre ce « fléau ».