Par CAS-INFO

Félix Tshisekedi fait un début spectaculaire en tant que président de la Republique démocratique du Congo. Depuis son élection le 30 décembre 2018 et son investiture en janvier 2019, le président congolais est sur tous les fronts. Lancement des travaux de construction des infrastructures, libération des prisonniers politiques et plusieurs voyages diplomatiques. Un démarrage en fanfare qui se traduit sans surprise dans les enquêtes d’option.

Selon le sondage du jour, du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), en collaboration avec le Bureau d’Études, de Recherches et de Consulting international (BERCI), les Congolais ont, à environs 67%, une opinion favorable de la performance du Chef de l’État. Une approbation nettement plus élevée que celle dont avaient bénéficié ses deux prédécesseurs, Joseph Kabila (44%) en 2001 et Laurent Désiré Kabila ( 51%) en 1997, lors de leurs 100 premiers jours, expliquent les sondeurs.

Autre bonne nouvelle pour le président congolais issu de l’opposition, à 61%, les Congolais, disent être optimistes quant à la direction que prend le pays. un chiffre en pleine hausse par rapport à mars 2019 (51%). Il augmente même de façon spectaculaire, de 34%, comparé à novembre 2017. Soit, la période où Joseph Kabila, alors contesté, tenait encore les rênes du pays.

Ces bons chiffres sont toutefois ternis par le regard des Congolais, toujours négatif, sur les élections qui ont porté Félix Tshisekedi au pouvoir. Il sont environ la moitié à penser que les scrutins du 30 décembre 2018 ont été « truqués ». 56% des sondés affirmant ne pas faire confiance en la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Par ailleurs, le Chef de l’État doit également faire avec une partie des Congolais (53% en mars et 58 en mai 2019) qui s’expriment toujours en défaveur de son alliance avec Joseph Kabila.

Malgré cette opinion négative sur le duo Tshisekedi-Kabila, l’ascension de Félix Tshisekedi au pouvoir rabat les cartes au sein de l’opposition. Longtemps considéré comme chef de file d’une opposition restée sans patron depuis la mort d’Étienne Tshisekedi, Martin Fayulu, arrivé deuxième à la dernière présidentielle, perdrait sa place au profit de Moïse Katumbi. L’ancien gouverneur du Katanga qui est rentré d’exil le 20 mai dernier bénéficierait de 67% de bonne opinion. Il redevient, à 70%, l’homme politique le plus populaire du pays, selon ce sondage.