Par CAS-INFO

L’opposant Martin Fayulu se trouve au cœur d’une controverse dont il se serait bien passé. Auteur des propos pour le moins incompréhensibles, à l’encontre de son partenaire de Lamuka Moïse Katumbi, qu’il aurait décrit comme quelqu’un qui fait de la politique pour l’argent, l’ancien candidat à la présidentielle de décembre 2018 est sommé de s’expliquer. Alors qu’il nie avoir accordé une interview au Journal français Le Monde.

Pour sa défense, Martin Fayulu assure avoir échangé avec le journaliste Joan Tilouine, du Monde, « à bâton rompus », en marge des obsèques de l’ancien opposant Étienne Tshisekedi.

Théoriquement, l’expression « à bâton rompus » désigne une conversation désorganisée et interrompue. Quelque chose qui peut renvoyer à un échange informel. En journalisme, ce type d’interlocution s’appelle le « Off ». C’est-à-dire, un échange effectué hors micro et caméra. Ce moment durant lequel les politiciens se lâchent assez souvent, sans prendre des gangs y compris contre leurs propres amis. Mais en filtrant toutefois des informations contre lesquelles ils peuvent opposer un embargo quant à leur publication.

En évoquant un échange avec le journaliste « en marge de des obsèques du feu Président Étienne Tshisekedi », Martin Fayulu a-t-il voulu justement rappeler que c’était du « off » ? Dans sa réplique, le l’auteur de l’article querellé, a assuré avoir formellement demandé un entretien à l’opposant congolais sur WhatsApp. « Vous étiez d’accord et m’avez reçu le 4 juin à 9 heures durant 1h30. Vos propos ont été restitusés avec exactitude », a renvoyé sur twitter le confrère du « Monde ». Pas de « off », donc ?