Par CAS-INFO

Lambert Mende est revenu ce soir sur sa mésaventure avec les forces de l’ordre. L’ancien ministre de la communication a été brutalisé dimanche par des éléments de la Police militaire. Une séquence dont les Congolais se sont délectés après une large diffusion sur les réseaux sociaux.

Une affaire qui a surtout présenté le porte-parole vedette du gouvernement de Joseph Kabila dans une image peu reluisante. Et pour cause, le scandale de diamant de Lodja, dans lequel l’ex ministre serait impliqué. Lambert Mende s’en expliqué. Il rejette toutes les accusations.

« Je ne suis pas diamantaire. Pas plus un commerçant », a déclaré Lambert Mende au cours d’une émission spéciale sur Télé 50.

Celui qui est devenu député national élu de Lodja, explique n’avoir fait rien d’autre que faciliter les démarches d’un groupe de creuseurs artisanaux détenteurs d’un diamant d’une importance ‘’relative’’, selon les propos de M. Mende. « Ils voulaient venir le commercialiser à Kinshasa et ont comme ils en l’habitude depuis toutes mes années de représentant du peuple dans cette partie du pays [Lodja], ont fait appel à moi pour sponsoriser leur déplacement vers Kinshasa, chose à laquelle je me suis prêter de bon grâce. Tel est aussi le rôle d’un député », s’est-il longuement défendu.

« Ils habitent chez moi. Je les loges. Comment confisquerai-je leur diamant », s’est ensuite exclamé l’ex ministre.

« J’ai été molesté »

Lambert Mende s’est ensuite indigné de son expérience avec les forces de l’ordre dimanche. « C’est peu de dire que j’ai été bousculé. J’ai été molesté et j’ai meme saigné du nez. », a raconté M. Mende. Dans son viseur, le vice-ministre de l’intérieur Basile Olongo, commanditaire à ses yeux de cette expédition policière.

« J’ai décidé de donner des suites aussi bien politique que judiciaire à cette pantalonnade qui a été inimitié par l’un des miens qui exerce l’intérim à la tête d’un ministère du gouvernement central. Il a cru me faire la peau avec cette histoire »

En en effet, au lendemain de cette affaire, la justice militaire n’a pas tardé à sévir contre les éléments de la Police impliqué dans l’interpellation de Lambert Mende. Un général de la Police a été suspendu, et des policiers arrêtés.