Par CAS-INFO

Martin Fayulu continue à sensibiliser les Congolais des provinces sur ce qu’il appelle « vérité des urnes ». Arrivé à Kikwit dans sa province natale du Bandundu mercredi, l’opposant congolais a reçu un accueil triomphal digne de campagnes électorale. Mais au-delà des foules qu’il mobilise, le candidat malheureux à la présentielle du 30 décembre 2008 tient à passer le message qu’il ne lâche rien.

« Regardez ce qui se passe au Venezuela. Comme les élections se sont mal déroulées là-bas, tout est fait pour organiser des nouvelles élections », a lancé l’ex candidat ce jeudi. Avant d’ajouter sous les vivas de ses partisans, «si vous êtes si sûr d’avoir gagné, vous n’aurez pas peur de retourner aux urnes. ». Une pique sans détour au président Félix Tshisekedi que les anciens partenaires de l’opposition accusent d’être propulser au pouvoir par la « fraude ».

« Je ne laisserai pas Joseph Kabila prendre en otage le destin de tout un peuple »

Mais si l’opposant autoproclamé « Président élu » donne l’impression de s’en prendre à l’actuel président, c’est à son prédécesseur surtout que la contestation est destinée. Pour la coalition Lamuka, qui traverse déjà une tempête, le vrai détendeur du pouvoir à Kinshasa ne s’appelle pas Félix Tshisekedi mais Joseph Kabila. « Je le dis et je le répète, je ne laisserai pas Joseph Kabila prendre en otage le destin de tout un peuple », a prévenu Martin Fayulu mercredi sur Twitter. Par quel moyen ? Le président de l’Écidé ne donne pas de réponse à ce sujet. En revanche, il entend poursuivre sa campagne de la « vérité des urnes » auprès des Congolais sur l’ensemble du territoire national.