Par CAS-INFO

Les rangs des élections des sénateurs se vident. Cette fois-ci, ce n’est pas n’importe qui qui fait défection. Après l’ancien député Adam Bombole vendredi matin, c’est autour de Vidiye Tshimanga, conseiller politique du président congolais Félix Tshisekedi de jeter l’éponge. En cause, les mêmes griefs : la facture trop salée qu’exige les députés provinciaux pour vendre leurs voix.

« Après avoir échangé avec les députés provinciaux qui m’avaient assuré leur soutien aux sénatoriales, je suis triste aujourd’hui d’ouvrir les yeux sur le degré de corruption qui gangrène notre nation. A l’instar de mon aîné Adam Bombole je préfère retirer ma candidature », a déclaré dépité ce bras droits du chef de l’État sur twitter.

Déçu par la gourmandise des élus provinciaux, Adam Bombole a donc été le premier à dénoncer une pratique devenue la norme avec ces « grands électeurs » assurant lui aussi sur son compte twitter  »ne pas entendre se soumettre à la corruption’’. 

L’élection des sénateurs comme celles des gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces sont en effet une aubaine pour les élus provinciaux. Véritables faiseurs des rois, ils tiennent la clé d’un vote protégé de toute intrusion extérieure. Fort de leur position de force, certains réclament des sommes exorbitantes. Des chiffres allant de 20 à 30 mille dollars ont même été évoqués vendredi.