Par P. Ndongo

Quelques heures après l’annonce de sa victoire par la Commission électorale nationale indépendante, Félix Tshisekedi proclamé vainqueur de la présidentielle du 30 décembre 2018 en RDC s’est adressé à des milliers des partisans de l’UDPS rassemblés au siège du parti à Limete. Celui qui devrait devenir le successeur de Joseph Kabila dans quelques jours s’est voulu rassembleur et a promis de réconcilier le pays.

« Je n’ai jamais pensé être le symbole de l’aboutissement de ce combat », a déclaré le prédisent élu après avoir dès le début de son discours rendu un vibrant hommage à son père, l’opposant charismatique Étienne Tshisekedi, décédé en février 2017.

« Je vous remercie et à travers vous tout le pays pour la confiance que vous venez de placer en moi. Le travail de développement de notre pays va maintenant commencer », a poursuivi Félix Tshisekedi tout en clamant : « la vérité des urnes a triomphé ».

La vérité des urnes, en effet, car cette élection, très tendue, tous les candidats ont revendiqué l’avoir gagnée. Raison pour laquelle Félix Tshisekedi a tendu la main à ses adversaires. « Je voudrai remercié aussi les autres grands candidats qui étaient face à moi, Martin Fayulu et Emmanuel Ramazani Shadary. Je sais qu’en ce moment, ils sont traversés par l’amertume. Je voudrai les rassurer que cette victoire est aussi la leur », a-t-il affirmé.

Idem pour le président sortant Joseph Kabila que le futur président considère désormais comme un allié. « Nous ne nous considérons plus comme des rivaux, il est aujourd’hui un partenaire dans le cadre de l’alternance dans notre pays ».

Enfin, Félix Tshisekedi a tenu à rassurer les Congolais du Nord, du Sud, de l’Est et de l’Ouest de la RDC. Non, il ne sera pas le président d’un clan. « Je tiens à préciser que je serai le plus de tous les Congolais. Je ne serai pas le président d’une organisation, le CACH, je ne serai pas le président d’un parti, l’UDPS, je ne serai pas le président d’une tribu, les Luba. Mais je serai le président des tous les Congolais. », a insisté le nouveau président élu avant de s’engouffre dans son 4×4 accompagné par des combattants que plus personne ne pouvait convaincre d’aller se reposer. Apres après une longue nuit.