Par CAS-INFO

Martin Fayulu a été une nouvelle fois la cible des attaques des forces de sécurité. Arrivé à Lubumbashi où il devait poursuivre sa campagne présidentielle, le candidat de la coalition LAMUKA et son cortège ont été accueilli par plusieurs véhicules de policiers.

Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux par l’équipe de communication de la campagne, on pouvait apercevoir des canons à eau charger les partisans de l’opposant congolais. Tandis que tirs à balles réelles, selon l’opposition, et gaz lacrymogènes, crépitaient causant des victimes et des blessés, selon un bilan non officiel.

Obligé une nouvelle fois à trouver refuge dans le véhiculer qui le transpirait, le fondateur de l’Écidé a, à l’aide d’un téléphone portable, interpelé la Communauté internationale, notamment, Leila Zerrouguii, la chef de la Monusco qu’il a accusé d’avoir ignoré ses appels.

« On nous a empêché d’aller à Kindu, maintenant nous sommes ici [à Lubumbashi]. Ils ont été dépassés. Alors la seule solution c’est de nous arrêter, d’essayer de nous assassiner, de déranger les paisibles citoyens pour que nous ne puissions pas continuer », a ensuite déclaré Martin Fayulu aux médias.

Pas de quoi le décourager, l’opposant a lancé un appel à ses électeurs à rester mobilisés assurant « vouloir aller jusqu’au bout ». Empêché de se rendre dans le fief du candidat du pouvoir Emmanuel Shadary, Martin Fayulu espérait triompher dans celui de Moïse Katumbi. L’ex gouverneur qui lui apporte son soutien compte encore ici des nombreux supporters. Mais la Police semble en avoir décidé autrement.