Par CAS-INFO

Adolph Muzito et Moïse Katumbi ne comptent pas se laisser faire. C’est le message qu’ont tenu à passer les deux leaders de l’opposition exclus comme d’autres de la présidentielle du 23 décembre 2018. Ils se sont réunis lundi à Bruxelles et entendent faire échec à Joseph Kabila.

« Les deux leaders ont condamné l’instrumentalisation de la Cour constitutionnelle qui pour des raisons politiques continue à exclure des candidats à l’élection présentielle », explique un communiqué conjoint.

Face à cette situation, l’ancien gouverneur du Katanga et l’ancien premier ministre prennent l’engagement de mettre en œuvre les termes de la déclaration commune de l’opposition et des candidats à la présidentielle tenue à Kinshasa le 24 août 2018. Une déclaration « qui vise à obtenir des élections inclusives, libres, transparentes et crédibles », ont rappelé les deux dirigeants de l’opposition.

Moïse Katumbi et Adolph Muzito rappellent par ailleurs leur rejet de la machine à voter, insistent sur la nécessité de réviser le fichier électoral ainsi que la mise en œuvre des mesures de décrispation dont le retour au pays des leaders politiques forcés à l’exil, peut-on lire dans le texte.

MM. Katumbi et Muzito décident enfin de mettre en commun les efforts de poursuivre les contacts avec tous les autres candidats et les principaux leaders de l’opposition « en vue d’organiser dans les meilleurs délais une réunion visant à mettre en œuvre un plan d’actions commun pour faire échec au régime de monsieur Kabila et à la CENI qui tiennent à confisquer son pouvoir de choisir librement ses dirigeants. », conclut leur communiqué commun.