Par P. Ndongo

Le Président du parti « Congo na biso », Freddy Matungulu, joint par CAS-INFO, ce mardi, a réagi à l’appel au boycott des élections lancé par Francis Kalombo, Porte-parole de Moïse Katumbi.

Pour ce candidat à la présidentielle du 23 décembre prochain, le moment n’est pas propice pour évoquer l’abandon du processus électoral.

« Pour le moment, je crois que les amis concernés, j’ai particulièrement en tête Jean Pierre Bemba,  Muzito et les autres, ont pris l’option de présenter leurs moyens de défense à la haute Cour. Je crois bien que nous devons attendre les délibérations de la Cour avant de décider de ce que nous allons faire », a déclaré Freddy Matungulu.

En effet, les candidatures de Jean Pierre Bemba et Adolphe Muzito font partie de six dossiers déclarés irrecevables par la CENI. Des invalidations qui n’ont pas laissé indifférent cet ancien sociétaire du Fonds monétaire international.

 « C’est un exercice dont on voit clairement qu’il a été fait à la tête du client comme c’est généralement le cas, malheureusement, ici, chez nous. On’a jamais eu une justice uniforme pour tout le monde. C’est une justice à plusieurs vitesses », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, Freddy Matungulu reconnait qu’il y a beaucoup de « problèmes » qui « remettent en cause » la crédibilité du processus électoral en cours.

« Il y a beaucoup de problèmes autour de ce processus électoral. Notamment la question des enrôlés sans empreintes digitales, la machine à voter et, maintenant, l’exclusion des autres candidats. Dans tous les cas, il est important que nous fassions une évaluation globale de l’évolution de ce processus », a-t-il souligné, avant de déclarer que l’appel de Francis Kalombo reflète le « doute » qui s’installe autour de l’organisation des élections.

Francis Kalombo n’est pas le premier à appeler l’opposition au boycott du processus électoral en cours. Juste après l’invalidation de la candidature à la présidentielle de Jean Pierre Bemba, Moïse Katumbi, toujours bloqué à l’étranger avait appelé la population, la société civile et l’opposition à refuser ce qu’il a qualifié de « simulacre d’élection kabiliste ».