Par CAS-INFO

Le ministre des Affaires étrangères est revenu, devant le Conseil de paix et sécurité de l’Union africaine ce mercredi, sur la crise politique en RDC, et notamment la mise en œuvre des mesures de décrispation politique décidées dans l’accord de la Saint Sylvestre.

Pour She Okitundu, tout le monde et, pas seulement le gouvernement, doit faire sa part. « Les exigences de la décrispation politique ne doivent pas être mises à la seule charge des seules autorités congolaises, elles doivent être réciproques et concerner aussi bien l’opposition, la société civile et l’église catholique et les protégés du CLC ainsi que les partenaires internationaux », a-t-il déclaré.

Ces mesures de décrispation recommandent notamment la libération des prisonniers politiques dites emblématiques – Jean-Claude Muyambo, Diomi Ndongala, qui continuent à croupir à la prison de Makala malgré multiples annonce de leur libération. Mais aussi, le retour d’exil d’opposants, mesure qui concerne l’ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi.

La déclaration du chef de la diplomatie montre que le gouvernement congolais n’entend pas se laisser bousculer sur ce dossier. Ce dernier a d’ailleurs profité de son intervention pour appeler le Conseil de paix et de sécurité de l’UA à « réitérer » sa condamnation des ingérences extracontinentales dans les affaires Etats membres de l’Union africaine » et la « pratique unilatérale des sanctions ciblées contre les personnalités congolaises par des organisations et des pays non africaines ». Une allusion claire aux pays occidentaux qui ne cessent d’insister sur l’application desdites mesures de décrispation.