Par CAS-INFO

Au lendemain des manifestations du Comité laïc de coordination, réprimées par les forces de l’ordre, le Botswana fait entre sa voix, une nouvelle fois. À travers un communiqué du gouvernement botswanais, consulté par CAS-INFO, Gaborone émet de nouveau ses critiques sans ménagement contre Kinshasa et en appelle à la Communauté internationale.

« Certains dirigeants politiques refusent de renoncer au pouvoir au moment de l’expiration de leur mandat. Ces dirigeants ont maintenant eu recours à des mesures telles que retarder la tenue d’élections ou modifier leurs constitutions nationales pour prolonger effectivement leur mandat, argumentait la note, il est clair que ces dirigeants sont mus par l’intérêt personnel, au lieu de ceux des personnes qu’ils gouvernent. La République démocratique du Congo en est un exemple. », expose le texte.

Communiqué officiel du Gouvernement botswanais

Le Botswana demande donc à la communauté internationale de « faire davantage pression sur les dirigeants de la République démocratique du Congo pour qu’ils renoncent au pouvoir et ouvrent la voie à l’avènement d’un nouvel ordre politique ».

Ce n’est pas la première fois que le Botswana, et surtout son président, Ian Khama, arrivé fin mandat et qui s’apprête à quitter le pouvoir, fait irruption dans la crise politique congolaise. Le 26 janvier dernier, alors en tournée d’adieux dans le Nord-Est du pays, il avait déjà taclé son homologue congolais pour « avoir reporté » les élections (lire notre article à ce sujet).

« Nous avons un des leaders dans la région de la SADC qui n’est pas disposé à obéir à la règle de droit. Il a retardé les élections pour son intérêt personnel, ce qui est une mauvaise chose », avait déploré le dirigeant de l’un des rares pays du continent africain à connaitre régulièrement l’alternance démocratique au sommet de l’État.