Par CAS-INFO

Martin Fayulu et l’Écidé restent formels. Le seul moyen de sortir de la crise c’est d’écarter le chef de l’État de toute gestion du pays au lendemain du 31 décembre 2017. Mais ça, on le savait déjà. La nouveauté est que le député de la capitale et son parti préconisent désormais une assez longue durée pour cette transition. L’opposant congolais l’a fait savoir dimanche lors de la clôture du Conseil national du parti.

Pour Martin Fayulu, au 1er janvier 2018, toutes les institutions à mandat électif perdront leur légitimité. Et pour cause, l’expiration de l’accord de la Saint Sylvestre, qui arrive à terme le 31 décembre 2017. Et « il n’y a aucun mécanisme prévu pour sa prorogation », prévient-il.

« Ainsi, si à la fin de cette année, la situation de la RDC reste en l’état, le pays sera exposé à un chaos indescriptible, qui pour l’éviter, seule la solution de la mise en place d’une transition de 12 à 18 mois, sans Kabila est la plus viable », recommande l’Écidé non sans expliquer que le chef de l’État, accusé d’être à l’origine de la crise, ne peut pas en même temps être pyromane et pompier.

Objectif de ce gouvernement de transition version Écidé, travailler au retour à l’ordre constitutionnel. Mais aussi procéder à la redynamisation de la Ceni, accusée de collusion patente avec le PPRD, le parti présidentiel. « Ce n’est qu’à ce prix que nous pourrions éviter le chaos qui se dessine en RDC … »