Par CAS-INFO

Les deux partis qualifient de cavalière la manière dont le projet de révision de la loi électorale a été déposé à l’Assemblée nationale par le Gouvernent. Pour ce faire, le MLC et l’UNC réclament l’arrêt immédiat du débat.

« Nous exigeons à cet instant même qu’il y ait suspension de l’examen de cette loi par la commission politique administrative et juridique », ont déclaré, mercredi soir et côte à côte, Ève Bazaïba (MLC) et Vital Kamerhe (UNC), au siège du parti de Jean Pierre Bemba.

Les deux formations de l’Opposition reprochent au texte les dispositions visant à ramener le seuil de représentativité à 3% du suffrage exprimé au niveau national pour les législatives, mais aussi l’instauration du vote électronique à travers la fameuse machine à voter de la Commission électorale nationale indépendante. Deux sujets qui font déjà polémique y compris au sein même de la Majorité présidentielle.

« Nangaa fait fausse route »

Dans les rangs de la MP en effet, les voix des « petits » partis se sont élevées ces derniers jours, à l’image du Parti Action (PA), pour dénoncer le texte. Dans un long éditorial publié dans son journal, le Soft international, Truphon Kiey Mulumba notait ainsi que Corneille Nangaa, le président de la CENI, faisait « littéralement » fausse route. « Si cette loi passe, mon parti n’existera plus », prévient également le député MP Zacharie Bababaswe, élu sous les couleurs de l’ULDC.

La révision de la loi électorale a fait l’objet le weekend dernier des révélations fracassantes du magazine Jeune Afrique. Des enregistrements sonores d’une réunion  du PPRD qui ont mis au grand jour la stratégie du parti présidentiel, qui ambitionnerait de remporterait une majorité de sièges sans avoir besoin de ses alliés, en utilisant le projet de loi incriminé. Dans l’Opposition comme dans la majorité, on dénonce la volonté de « rétablir » le Parti unique.