Par CAS-INFO

Fred Bauma a pris la parole devant le comité des affaires étrangères du Congrès américain, qui traite ce jeudi de la crise politique en RDC. L’occasion pour le militant de la Lucha de demander le soutien des États-Unis à la lutte que mène son Mouvement contre les autorités congolaises.

« Nous ne cherchons pas la pitié des États-Unis. Mais nous avons besoin de votre soutien pour éviter que notre pays ne retombe dans une nouvelle dictature », a argumenté l’activité pro-démocratie.

Devant des membres du comité – qui venait de se faire expliquer par le chef de bureau Afrique du département d’État Donald Yamamoto qu’une transition sans Kabila n’était pas constitutionnelle – Fred Bauma a, tout de même, insisté sur la nécessité de mettre en place une transition « citoyenne ». « Continuer à faire confiance à Joseph Kabila , ce serait commettre une erreur », a prévenu M. Bauma en redoutant la violence qui caractérise, selon lui, le régime en place à Kinshasa, et qui risque de continuer si le président actuel demeurait en poste.

« Moi-même le j’ai expérimenté », a rappelé l’intervenant, en faisant allusion à son arrestation puis son incarcération pendant de longs mois avant sa libération en 2016.

Pour lui, les droits de l’homme sont bafoués au quotidien dans le pays, en témoigne le dernier rapport de l’ONG Journaliste en Danger, a-t-il souligné. Des raisons, qui poussent Fred Bauma à croire qu’avec Joseph Kabila à la tête du pays rien ne changera. Il a lancé un vibrant appel au respect de l’accord de la Saint Sylvestre.