Par CAS-INFO

Le mot n’est pas encore lâché, mais les ingrédients d’une crise commencent à se multiplier dangereusement entre le président du Conseil national du suivi de l’accord, Joseph Olenga Nkoy et ses nouveaux alliés du Gouvernement.

Le dernier signe de friction en date, c’était mercredi soir. Après la publication du communiqué final de la tripartite CENI-CNSA-Gouvernement, les Congolais découvraient que le patron du CNSA ne l’a ni signé ni inscrit son nom, mais y a simplement couché un paraphe. « Je l’ai paraphé, mais je ne l’ai pas signé », a même assumé l’intéressé dans Jeune Afrique. Contribuant un peu plus à ce climat de méfiance qui s’installe entre alliés au Pouvoir.


Dans son entretien au magazine français, le président des Fonus, en porte-à-faux avec le Premier ministre, va jusqu’à accuser Bruno Tshibala de « faire courir de graves crises au pays ».

L’épisode du « paraphe » et la brouille avec Tshibala interviennent dans un contexte tendu pour Joseph Olenga Nkoy, la cible d’une attaque armée dans la nuit du 15 au 16 octobre « sans que la police ne soit intervenue », déplore celui qui ne semble pas loin de la rupture avec le Pouvoir.

Olenga Nkoy, rebelle, jusqu’où ?

Mais ces bruits discordants autour de cet opposant réputé pour sa versatilité suscitent quelques réserves sur la réalité de ce nouveau positionnement de l’enfant terrible du Sankuru.

Arrivé à la tête du CNSA par quasi « coup d’état » au sein de l’Opposition [ Ndlr, le poste était réservé au président du conseil des sages du Rassemblement], Joseph Olenga doit sa « prise de pouvoir » à la division orchestrée, de la principale coalition de l’Opposition, qui n’a pas mis de temps à se fissurer après la mort d’Étienne Tshisekedi début février. Jusqu’à sa rébellion du Palais du peuple ce mercredi 18 octobre 2017, l’ancien compagnon du Sphinx de Limete était devenu le chantre du président de la république Joseph Kabila, à qui il n’hésite plus à faire des éloges. Au grand dam de ses anciens camarades.