Par CAS-INFO

Un nouveau dialogue, supervisé par les Nations unies. C’est la proposition du weekend. Elle est signée, Samy Badibanga. L’ancien premier ministre issu de l’accord de la cité de l’UA l’a fait savoir au cours d’une conférence de presse samedi à Kinshasa.

Une plateforme et une proposition. Voilà comment Samy Badibanga Ntita a organisé son retour médiatique. Après un long moment de silence, l’ex occupant du Palais de la rue du roi Baudouin a convoqué la presse pour annoncer la sortie officielle de sa nouvelle plateforme, « Les Progressistes ». Un mouvement qui se veut porteur du changement, même si l’ancien protégé d’Étienne Tshisekedi se définit toujours comme membre de l’UDPS.

Masi c’est qu’on retiendra surtout de ce « come-back » de l’eau de Mbujimayi, c’est le nouveau dialogue qu’l met sur la table. Des nouvelles négociations, suggère-t-il, pour « amender l’accord de la Saint Sylvestre ». Il s’agit très précisément, selon Samy Badibanga, de remédier aux faiblesses de l’accord du 31 décembre 2016. De « négocier un addendum avant le 31 décembre 2017 », a-t-il détaillé. Des nouveaux pourparlers, qui se tiendraient sous la supervision du Conseil de sécurité des Nations unies.

Pour justifier sa démarche, Samy Badibanga évoque une autorité du droit international (qui a manqué cruellement aux évêques de la CENCO, Ndlr). Remplacé par Bruno Tshibala, à cause du compromis de la Cenco, Samy Badibanga s’en prend au texte qui l’a évincé. Quitte à ouvrir un nième chapitre de dialogues.