Par CAS-INFO

Après l’Éthiopie et le Soudan, l’ambassadrice des États-Unis à l’ONU est arrivée à Kinshasa ce mercredi en fin de journée, a rapporté le journaliste de Jeune Afrique, Pierre Boisselet. Nikki Haley entame ainsi l’étape la plus attendue par les Congolais, de sa première tournée en Afrique.

La tonalité de ce voyage est, on le sait, très politique. Élections, Accord de la Saint Sylvestre, Kasaï. L’agenda de l’émissaire de Donald Trump s’annonce chargée.

Dès son arrivée lundi à Addis Abbeba, la diplomate americaine a évoqué avec le Premier ministre Ethiopien Hailemariam Desalegn la situation politique en RDC. « En république démocratique du Congo, ils ont convenu de l’importance de la tenue d’élections ainsi que de la nécessité de s’attaquer aux causes profondes des conflits dans le pays », a fait savoir un communiqué officiel.

Mais Nikki Haley, en première ligne contre la candidature de la RDC au Conseil des droits, sait qu’à Kinshasa, elle arrive en terrain hostile. L’Opposition espère qu’elle demandera au chef de l’État Joseph Kabila de quitter le Pouvoir à la fin de l’année. La diplomatie congolaise a, par contre, prévenu, qu’elle ne venait pas en « donneur de leçon ».