Par CAS-INFO

La secrétaire générale du MLC était dimanche l’invitée de l’émission « Et si… » sur Tv5 Monde. Un magazine diffusé 48 heures après la visite de Nikki Haley à Kinshasa. Ève Bazaïba l’a rencontrée avec d’autres leaders de l’Opposition. Mais sur le plateau de Denise Epoté, il était surtout question pour elle de dénoncer la volonté « manifeste » de ne pas aller aux élections et de tirer les « choses » en longueur, a-t-elle souligné.

Énumérant différents stratagèmes imaginés par le chef de l’État pour se « maintenir » au pouvoir (tentative de changer la constitution, recensement général et dialogues), Ève Bazaïba a fait valoir ses propres stratégies mises en place par sa plateforme (Front pour le Respect de la constitution), qui permis d’expliquer au monde que l’enjeu au Congo « c’est la fin du mandat de Kabila et le retour à l’ordre constitutionnel », a-t-elle soutenu en accusant au passage Joseph Kabila d’avoir « fait reculer le pays de plusieurs années ».

Interrogée sur ce qui va se passer après le 31 décembre 2017. Réponse d’Ève Bazaïba : « Nous allons tomber dans une situation exceptionnelle et des mesures exceptionnelles devront être appliquées », a martelé la « dame de fer ».  Alors que le ciel des élections démure sombre et que la CENI demande 504 jours pour organiser les organiser. L’occasion était belle pour Mme Bazaïba de défendre la contre-proposition de son parti, les 200 jours que le MLC compte soumettre au débat.

Une émission au cours de laquelle Ève Bazaïba est apparue très combative taclant tantôt la CENI, qualifiée de « bras séculier » de Joseph Kabila dont la mission serait, selon elle, de servir de prétexte de la non organisation des élections au chef de l’État, tantôt, administrant sa leçon de l’interprétation de l’article 64 de la constitution qu’elle a résumé en quelques mots : « c’est le peuple qui s’approprie de son pouvoir ».