Par Dieumerci Matondo

Sept organisations congolaises et internationales de défense des droits humains ont déclaré mardi 10 Octobre que les sanctions des USA et de l’UE devront être élargies à toutes personnes enrichies illégalement dans le régime de Kabila. A cet effet, une réunion est prévue ce Jeudi 12 Octobre à la Haye à laquelle prendra part le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs d’Afrique.

« Nous avons besoin d’actions audacieuses pour mettre fin aux cycles apparemment interminables de violence, de corruption et d’impunité en RD Congo », a déclaré Jean-Claude Katende, président  de l’association africaine de défense de droits de l’homme.

Lors de cette réunion, l’impasse politique en RDC sera examinée à fond. L’objectif,  à en croire les membres de ces organisations, est celui d’augmenter les pressions sur des personnes impliquées dans des graves affaires de détournement des fonds publics, corruption et des diverses fraudes destinées à faire disparaitre le climat de paix au pays.

Ce Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs d’Afrique comprend les Etats Unis, l’Union Européenne et les Nations Unies. Ces sanctions viendront après celles survenues en Juillet 2016 se rapportant à l’interdiction de voyager à l’étranger et un gel des avoirs financiers, à l’encontre de 17 ressortissants congolais, pour la plupart membres de ce même régime.

Selon les membres de ces organisations, la non tenue  des élections est la cause de la recrudescence des crimes et des violations des droits de l’homme dans le pays.