Par Dony Mukoko

Pendant que les chefs d’État se réunissent à New York pour la 72e assemblée générale de l’ONU, la crise politique en RDC, elle, se joue en coulisse et dans les médias. Après la déclaration commune des leaders du Rassemblement, Moïse Katumbi, Félix Tshisekedi et des représentants de la société civile insistant sur les « élections » ou une « transition sans Joseph Kabila », Sindika Dokolo prend le relais.

Dans une interview télévisée ce jeudi, l’initiateur du Mouvement « Les Congolais debout » explique pour sa part les raisons de son combat contre le régime de Joseph Kabila. « Le grand problème de ce pouvoir de Joseph Kabila finissant, ce n’est pas seulement les trahisons dont on l’accuse, ce n’est pas seulement le parjure, ce n’est pas seulement le manquement… C’est aussi l’indignité », a détaillé l’homme d’affaires.

Une indignité dans laquelle, selon lui, les Congolais ont été amenés, « clochardisés » et « humiliés ». Alors, face à ce constat, Sindika Dokolo redoute le pire :

« Je crains que si les partenaires de monsieur Kabila et monsieur Kabila lui-même ne se rendent pas compte de la nature de la blessure, de la frustration, de l’amertume qui anime aujourd’hui tous les Congolais, la situation risque de déborder et on risque d’arriver à un endroit où personne ne veut aller ».

Et d’ajouter : « personne ne veut que monsieur Kabila finisse comme Samuel Doe [le président du Libéria renversé en 1990 et torturé devant les caméras, Ndlr] . Personne ne veut que le sang coule dans les rues de Kinshasa ni dans les rues de Lubumbashi. Personne ne veut qu’on recrée des rebellions et qu’on dépièce ce pays. Nous aimons tous le Congo, nous aimons tous nos enfants. Et on aimerait tous que ce pays on puisse le léguer et le passer à nos enfants dans un état meilleur que ce que nous nous avons reçu de nos parents ».

La crise politique en RDC était mardi au centre d’une réunion des organisations internationales. Ces dernières ont appelé au respect de l’accord de la Saint Sylvestre.