Par Dony Mukoko

Les députés et sénateurs regagnent leurs sièges ce vendredi 15 septembre pour la dernière session de l’année.

Censée être essentiellement budgétaire, cette session s’ouvre dans un contexte politique tendu. Et les dossiers sont nombreux : la loi de répartition des sièges tant attendue par la CENI pour publier le calendrier électoral, la loi instituant le CNSA. L’institution dirigée par Joseph OlengaNkoy a pourtant déjà commencé ses activités sans ce cadre juridique essentiel à son fonctionnement.

Mais ce retour des parlementaires risque surtout d’être électrique tant les spéculations sur un éventuel referendum vont bon train. Une rumeur renforcée par la proposition du président de la centrale électorale de faire recourt à un mode de scrutin électronique susceptible une révision de la constitution.

La proposition de la CENI semble déjà avoir l’adhésion de la Majorité présidentielle. De son côté, le président de la République, Joseph Kabila a participé à la réunion interinstitutionnelle le samedi dernier à la simulation de ce vote. Preuve que l’idée mobilise jusqu’ au plus niveau de l’État.

Alors que l’enrôlement des électeurs au Kasaï a pris du retard, l’assemblée nationale prend le relais pour jouer sa partition d’un processus électoral plus que jamais illisible.