Par Marcel Kitambala

Comme attendu et comme CAS-INFO l’avait prévu, le chef de l’État s’est montré particulièrement offensif sur les questions de politique intérieure devant l’ONU ce samedi. Sur le dossier très attendu des élections, Joseph Kabila n’a pas dérogé à sa règle : ne pas se laisser dicter la marche à suivre.

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« Le cadre des élections est définitivement fixé et les élections irréversibles. Les tout sans ingérences ni diktat », a clamé le président congolais, qui continue à diriger le pays malgré la contestation et de très forts soupçons sur ses intentions de se maintenir le plus longtemps au pouvoir.

Bien avant, Joseph Kabila avait rappelé le processus en cours depuis un an, marqué par deux dialogues dont celui de la Cenco et l’accord du 31 décembre 2016 qui en est sorti. L’objectif ultime de cet accord est l’organisation des élections, a-t-il rassuré. Avec plus de 42 millions d’électeurs enregistrés sur les 45 millions attendus, Joseph Kabila s’est voulu optimiste. Mais la seule institution compétente pour publier le calendrier électoral c’est la CENI, a prévu le chef de l’État.

Un Joseph Kabila offensif également sur les questions sécuritaires. Il a notamment ouvert son discours par un long chapitre sur la lutte contre le terrorisme. Ce terrorisme qui vient de sévir au Kasaï où « une milice mystico-tribale se servant de la population et des enfants a semé la terreur en s’attaquant aux bâtiments administratifs et décapitant ses victimes ».

Et de conclure, dans la foulée, dans ce Kasaï où l’ONU a perdu deux de ses experts, « C’est dans ce contexte que nous déplorons l’assassinat de deux agents humanitaires de l’ONU ».