Par Cas-info

Le premier carton rouge a été attribué en septembre 2016. Une « sanction » signifiant alors pour l’opposition – transformée en arbitre d’un match de foot au cours duquel les règles sont bafouées – que le président de la République, dans le rôle du mauvais joueur, quitte le pouvoir après son deuxième et dernier mandat.

Un an après, la situation n’a pas changé d’un iota. Pire, l’opposition imputée de son leader historique, Étienne Tshisekedi, s’est divisée et affaiblie et Joseph Kabila est toujours là.

Résultat, l’opposition sort de nouveau le carton rouge. C’est Claudel André Lubaya qui s’en est chargé ce jeudi.

« Il n’a pas organisé les élections en 2016. Il ne l’a pas fait en 2017 et ne le fera pas en 2018 ou 28. Tout schéma de son maintien est trahison », tranche le chef de file de l’UDA Originelle.

La République Démocratique du Congo n’a pas connu depuis 1960 la passation pacifique du pouvoir au sommet de l’État entre le président sortant et son successeur. Le carton rouge suffira-t-il pour mettre fin à cette « malédiction » ? Dans un match qui se prolonge à l’infini, difficile d’y voir clair.