Par CAS-INFO

Le président de l’Assemblée nationale a appelé, vendredi, à l’ouverture de la session de septembre, le Conseil national de suivi de l’accord (CNSA) et la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à « s’assumer pleinement pour rassurer notre peule par la publication, au plus vite, du calendrier électoral », et différentes parties concernées dans la mise en œuvre du processus électoral à s’y impliquer activement.

Bien avant, Aubin Minaku, citant le français Léon Blum et sa maxime sur les hommes politiques qui passent leur temps à se « redire » et à se « contredire », s’était chargé de rappeler à l’ordre la classe politique, au moment où la tension monte dans le pays. « Ne reproduisons pas le même refrain sur notre scène, ni les mêmes polémiques d’avant décembre 2016. Créons plutôt chaque jour qui passe un cadre clair, limpide et irréversible menant vers les élections dans un délai raisonnable », a-t-il interpellé.

Mais le chemin menant vers ces élections reste bien long et Aubin Minaku ne veut pas être un homme pressé. Ainsi, a-t-il appelé l’Assemblée nationale à jouer sa partition toutes les fois que les écueils se dresseront contre l’objectif poursuivi. « Un objectif qui consiste principalement en l’organisation des élections générales et crédibles dans un délai accepté sans précipitation inconsidérée […] ni de lenteur excessive », a prévenu le speaker de la chambre basse du Parlement.

Pour Minaku, la seule issue fiable pour sauver la démocratie demeure l’organisation des élections. Pourtant, le président de l’assemblée nationale le sait, son institution a un rôle à jouer pour y parvenir en votant les textes importants : la loi organique instituant le CNSA, la loi portant répartition des sièges ou encore, la très contestée modification de la loi électorale. Des textes, à l’ordre du jour de cette session présentée comme celle de tous les enjeux.