Qu’arrivera-t-il s’il n’y a pas élections à la fin de l’année tel que l’a envisagé le président de la Ceni ? À l’Udps on a déjà une réponse à cette question. Devant plusieurs militants rassemblés au siège du parti, Félix Tshisekedi a sorti de son chapeau un plan qui circule dans les coulisses de l’opposition depuis quelques jours.

« Pour nous, le 31 décembre 2017 est une date buttoir, mais tout peut arriver avant cette date-là », a prévenu Félix Tshisekedi avant de poursuivre en ces termes : « Si, au 31 décembre, il n’y a pas élections, il devra y avoir une courte transition sans Joseph Kabila, mais avec une personnalité consensuelle », a-t-il détaillé.

Concrètement, au lendemain du 31 décembre, selon le plan « Fatshi », la classe politique devra se mettre autour d’une table et choisir par consensus un homme ou une femme pour diriger le pays pendant une période de 6 mois maximum, avec pour principale mission, l’organisation des élections auxquelles le président ou la présidente intérimaire n’aura pas droit de participer.

Mais comment faire passer un tel schéma dont on sait que la mouvance présidentielle le balayera d’un revers de la main. Felix Tshisekedi compte pour cela s’appuyer sur la mobilisation populaire. « Tenez-vous prêts pour la future bataille », a-t-il lancé à des militants de l’UDPS survoltés.