L’Organisation internationale de la Francophonie, OIF, réunit autour d’elle à Paris, les envoyés spéciaux pour la Région des Grands-Lacs, le président de la CENI, Corneille Nangaa et le ministre des affaires étrangères, Léonard She Okitundu pour « un échange approfondi sur le processus électoral en RDC, afin de mettre conjointement en exergue les priorités auxquelles il faudrait accorder la plus grande attention dans l’intérêt de l’appaisement de la vie politique et de la conduite du processus électoral dans des conditions de transparence et d’inclusivité garantes de sa crédibilité, » précise un document parvenu à Cas-info.

L’OIF entend saisir le cadre du Groupe international de contact, GIC, sur les Grands-Lacs constitués des États et organisations internationales partenaires de la Région, afin de partager les capitales recommandations formulées dans le rapport de la mission francophone du 30 avril au 14 mai 2017 et poursuivre les échanges sur le processus électoral, « en y associant les autorités congolaise qui ont une responsabilité première pour la tenue d’élections libres, fiables et transparentes dans le respect de l’accord de la Saint Sylvestre, » selon le même document.

En effet, à la demande de la CENI, l’OIF a dépêché une mission d’évaluation et d’assistance électorale à Kinshasa, du 30 avril au 14 mai 2017, dans le but d’évaluer à mi-parcours les opérations d’enrôlement des électeurs et l’état d’avancement des activités pré-électorales. A la restitution publique du rapport issu de cette mission, le 29 mai 2017, à Kinshasa, il a été souligné que « la réussite du processus électoral (en RDC) est conditionnée par la volonté politique mais aussi les capacités des autorités et acteurs nationaux congolais à organiser les élections selon les clauses de l’accord du 31 décembre 2016 et de l’accompagnement des partenaires internationaux, techniques et financiers. »