Le Secrétaire général de l’ONU pour la prévention du génocide Adama Dieng a rencontré vendredi à New York l’ambassadrice des États-Unis aux Nations unies Nikki Haley. C’est la représentante de la Maison Blanche auprès de l’Organisation de la paix elle-même qui l’a annoncé.

« Nous avons discuté de la crise en cours en RDC et au Soudan, et des moyens d’établir les responsabilités dans les violations des droits de l’homme », a tweeté la diplomate americaine.

Lors de sa récente visite à Kinshasa, Adama Dieng avait alerté l’opinion congolaise et internationale sur « l’impérieuse nécessité d’ouvrir des enquêtes au Kasaï, d’identifier les auteurs des crimes abominables qui ont été commis», avait-il insisté.

Une situation au Kasaï qui est loin de s’être améliorée. Bien au contraire. Le 12 juillet dernier, l’ONU a annoncé avoir découvert 38 nouvelles fosses communes dans cette partie du pays portant ainsi le nombre des charniers à plus de 80. Tandis que dans l’ensemble les violences au Kasaï ont fait plus de 3000 morts plusieurs milliers des déplacés

La rencontre entre Nikki Haley et Adama Dieng intervient au moment où les États-Unis ont repris les initiatives pour obtenir une enquête indépendante. La résolution adoptée en juin dernier par l’ONU place les enquêteurs internationaux sous le commandement du gouvernement congolais.