Freddy Matungulu est un homme indigné par la spirale d’évasions dans les prisons congolaises et il le fait savoir. « Ces évasions gondwanuisent un pays qui, de plus en plus, n’existe que de nom », a lancé ce lundi sur twitter le président de Congo Na Biso, un parti membre du Rassemblement, aile frondeuse.

Et l’ancien ministre des finances interpelle directement le chef de l’État qu’il appelle d’arrêter « tout ça », écrit-il sur le réseau social.

Après la prison centrale de Kinshasa le 17 Mai, qui a vu plus de 4000 détenus disparaitre dans la nature, celle de Kasangulu et le parquet de Matete, c’était au tour du centre carcéral de Beni d’entrer dans la dance, après une attaque qui a conduit dimanche à la fuite de 930 prisonniers sur les 966 détenus.

Ces évasions interviennent dans un contexte politique tendu et font craindre l’explosion de l’insécurité, et des conséquences négatives sur le bon déroulement du processus électoral.