Coincé par l’Occident, le pouvoir de Kinshasa trouve des bouffées d’oxygène dans la Région des Grands Lacs. Parachevant sa tournée dans les neufs pays voisins de la RDC par la Tanzanie et la Zambie, le vice premier Ministre en charge des affaires étrangères, Léonard She Okitundu, a obtenu mardi le soutien du président tanzanien John Magufuli et de son homologue zambien Edgar Lungu, qui ont désapprouvé les sanctions de l’Union européenne et des États-Unis adoptées contre les hauts dignitaires du Régime de Kinshasa, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

En sa qualité de président de la Troïka politique et diplomatique de la SADC, John Maghufuli a qualifié les récentes sanctions contre les personnalités politiques et militaires de la RDC, d' »inacceptables », faisant savoir par la même occasion que la SADEC et l’Union africaine auxquelles appartient son pays, prendront des dispositions pour rejeter « ces pratiques injustes visant la déstabilisation des États africains ».

La voix du président tanzanien a trouvé échos en Zambie où s’est envolé le vice-premier ministre She Okitundu après leurs échanges. A l’issu de son entretien avec Shé Okitundu, le président zambien Edgar Lungu, visiblement convaincu par le message de son homologue Joseph Kabila lui rapporté par le ministre des affaires étrangères, a déclaré à la presse que les sanctions sur certains officiels congolais étaient « l’oeuvre de partenaires internationaux ayant des agendas cachés pour leurs intérêts égoïstes et non pour le bien du Congo. Elles sont motivées par l’appétit de ces partenaires pour les multiples ressources naturelles du Congo qu’ils veulent pou eux-mêmes au mépris de la souveraineté congolaise », a-t-il accusé.

Faute de faire entendre sa voix à Bruxelles et Washington, Léonard She Okitundu se met dans la poche la sous région, lui qui était déjà à Kigali, Kampala ou encore à Bujumbura chez Pierre Nkurinziza, également dans le viseur de l’Occident pour 3e mandat jugé anti constitutionnel.