L’occupation du siège de l’Udps par les forces de l’ordre prend une tournure inquiétante. À l’issue d’une réunion de « crise » ce vendredi, le Rassemblement, coalition de l’opposition dirigée par Félix Tshisekedi, est très remontée.

Il dénonce et condamne avec véhémence des actes « barbares » d’un « autre âge » qui viole les droits de l’homme et les libertés publiques.

Comme lors des événements sanglantes des 19 et 20 septembre 2016 au cours desquels plusieurs combattants de l’Udps ont été calcinés à l’intérieur du siège du Parti, rappelle la plateforme, , « Joseph Kabila, vient, une fois de plus, de rééditer son forfait en organisant une mise en scène consistant à bruler un camion de Police nationale {…} qui a servi de prétexte à l’occupation illégale du siège national de l’Udps et à la séquestration de ses membres », accuse le Rassemblement.

Pour le regroupement de l’opposition, en envahissant le siège de l’Udps qualifié de temple de la démocratie, Joseph Kabila « confirme sa détermination de liquider la démocratie » acquise au prix du sang par le peuple congolais et n’entend pas laisser faire.

C’est pour cette raison que le Rassemblement lève deux options : il saisit la justice et appel à la mobilisation le 17 mai 2017, dès 6 heures du matin, précise, le communiqué, « pour la libération du siège de l’Udps et la démocratie en péril ».