Alors qu’on n’a pas fini de trancher l’affaire de spoliation d’un immeuble, qui a valu à Moïse Katumbi une condamnation à 3 ans de prison et l’exil, des journalistes français travaillant pour Paris-Match viennent de mettre la main sur des nouveaux documents présentés comme une nouvelle preuve de la volonté de malmener l’ancien gouverneur du Katanga.

Selon le magazine français, une note interne datée du 2 avril 2017 renseigne que le chef des renseignements aurait ordonné d’enquêter sur la situation fiscale de toutes les entreprises liées de près ou de loin au candidat du G7 à la présidentielle. Une procédure qui viserait, notamment, MCK, le Mining Compagnie of Katanga pourtant déjà vendu au groupe français Necotrans en 2015 quelques mois avant la rupture entre l’ex gouverneur et le pouvoir de Kinshasa.

Moïse Katumbi est au cœur de l’actualité politique en RDC alors que l’accord politique de la Saint Sylvestre était censé permettre de mettre fin aux poursuites judiciaires qui l’accablent. Un rapport de la commission d’enquête de la Cenco sur son dossier a provoqué une vive tension entre les évêques et la Majorité présidentielle.

Selon l’épiscopat, le dossier judiciaire de M. Katumbi est « vide », mais la MP ne l’entend pas de cette oreille. Ces dernières révélations de Paris-Match, si elles étaient avérées, constitueraient une preuve supplémentaire que le pouvoir ne semble pas prêt à céder du terrain dans le dossier Katumbi.