Dans le dossier Katumbi, il y a la Majorité présidentielle et les autres. Parmi les autres, il y a le député Henri Thomas Lokondo qui ne partage pas la position de sa famille politique dans le traitement réservé à la question de décrispation politique.

S’exprimant à la presse dimanche au sujet de la levée de bouclier suscitée par la fuite du rapport d’enquête sur le cas Katumbi, l’élu de Mbandaka a soutenu que les Congolais avaient le droit de savoir ce qu’il y a dans ce rapport. Il en remet une couche ce lundi sur CAS-INFO.

« Le rapport est adressé au chef de l’État », rappelle le député en invitant ses camarades de la Majorité de laisser le président de la République examiner ce cas calmement. Lokondo va plus loin pour souligner que ce n’est pas la Cenco qui avait qualifié d’emblématiques les cas concernant l’ancien gouverneur et d’autres personnalités politiques touchées par les affaires judiciaires, mais les parties prenantes à l’accord.

La fuite du rapport dans la presse avait provoqué une vive réaction de la MP contre la Cenco accusée d’en être à la base. « Si le cas de Katumbi était déjà réglé par la justice, pourquoi alors avoir mandaté la Cenco ? », s’interroge Henri-Thomas Lokondo tout en plaidant pour un règlement politique du problème.

Et Lokondo de rappeler que Katebe Katoto, frère de Moïse Katumbi et propriétaire de l’immeuble qui a valu la condamnation à l’ex gouverneur est présent à Kinshasa. Pourquoi n’est-il pas inquiété, s’interroge encore le député avant de conclure, « tout le monde est victime dans cette affaire ».