L’homme d’affaires et collectionneur d’œuvres d’arts Sindika Dokolo, déjà, au centre de toutes les attentions en RDC, a passé, lundi, un cap supplémentaire dans cet intérêt qu’il suscite de l’autre côté de la frontière, en lançant un nouveau débat sur l’agriculture. Secteur, selon lui, qui peut aider à développer l’Afrique.

Et le fils d’Augustin Dokolo – homme d’affaires renommé sous le régime de Mobutu – à qui d’aucuns prêtent les ambitions présidentielles, ne s’y est pas lancé avec des histoires à raconter debout. Sur sa page Facebook, il présente les photos de quelques unes de ses fermes développées, dit-il, au nord de l’Angola. Au total, 10 millions de dollars investis, avec, à la clé, 500 emplois créés, fait valoir celui qui est également gendre du président Angolais Eduardo Dos Santos.

Tout en projetant, un jour, de faire la même chose au Congo, Sindika Dokolo croit dur comme fer que c’est le seul moyen de mettre fin à l’importation des produits alimentaires et d’assurer à l’Afrique l’autosuffisance alimentaire.

Un petit regard à des milliers de Kilomètres de là, au Canada, semble lui donner raison. Malgré ses immenses richesses en termes des ressources naturelles, le Canada est l’un des pays d’Amérique du Nord à donner une place de choix à l’agriculture. Et le moins qu’on puisse dire, est que, toute proportion gardée, les fermes du Nord de l’Angola du jeune entrepreneur d’origine congolaise n’ont rien à envier aux champs de Leamington dans la région de Windsor ou encore, celles d’Orléans au Québec.

En plus d’exporter la nourriture aux États-Unis, ces fermes emploient tous les 6 mois des travailleurs étrangers, des Mexicains, des Philippins, mais aussi des Africains qui font vivre leurs familles restées au pays.


Des travailleurs étrangers dans un champs au Québec

Avec ses 500 emplois, ses milliers des salades, citrouilles et épinards produits chaque mois, Sindika Dokolo peut se targuer d’avoir son mot à dire sur le contient en matières de l’agriculture.