Human Rights Watch s’inquiète de l’évolution de la situation en RDC. D’après la directrice Afrique de l’organisation, Ida Sawyer, interdite de séjours sur le territoire national, la perspective d’élections démocratiques d’ici la fin de l’année dans le pays semble s’éloigner de plus en plus.

« Non seulement la coalition au pouvoir en RD Congo défie certains principes clés de l’accord de la Saint-Sylvestre, mais les forces gouvernementales exercent une répression politique effrénée et commettent des violations à grande échelle des droits humains. Le manque de mise en œuvre de l’accord commence à ressembler à une manœuvre dilatoire de plus pour maintenir le président Joseph Kabila au pouvoir », écrit Ida Sawyer sur son blog ce mardi.

Pour elle, des sanctions ciblées sont nécessaires pour « renouveler » la pression sur le pouvoir et tenter de remettre l’accord « en bonne voie ».

Cet appel intervient après celui de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (Ashado) contre « les torpilleurs du processus électoral », a expliqué le vendredi dernier Jean Claude Katende, président nationale de l’ONG. Le Réseau europeen pour l’Afrique est allé dans le même sens en rappelant à l’Union européenne qui réunit le 15 mai prochain son Conseil des affaires étrangères en qu’il « était temps de passer aux sanctions ».

Human Rights Watch croit que ce genre de pression peut fonctionner. Comme lorsqu’elle avait permis d’importantes concessions du chef de l’État d’accepter l’accord de la Saint Sylvestre qui lui interdit de briguer un 3e mandat.