Non, merci. Le groupe parlementaire Udps et Alliés refuse de participer à la cérémonie convoquée par les deux bureaux des deux chambres du parlement en vue de la signature de l’arrangement particulier. La réponse est venue tard mercredi soir dans un communiqué singé par le président du groupe Fabien Mutomb.

Pour les députés Udps et Alliés, « la signature de l’arrangement particulier doit intervenir près la levée formelle des obstructions faites par la MP sur la nomination du Premier ministre ainsi celle du président du CNSA conforment à l’accord du 31 démembre 2016 », écrivent-ils.

Par ailleurs, ils fustigent le fait que l’initiative vienne du parlement en lieu et place de la Cenco qui sait mieux identifier les forces politiques concernées. Pour eux, la MP tente d’instrumentaliser le parlement déjà fin mandat en vue de valider après coup la fraude que constitue la nomination de Tshibala qu’ils qualifient de transfuge au poste de premier ministre. Par conséquent, ils envoient ce message à l’autorité morale de la MP :

« À recontacter le Rassemblement à travers son président et chef de délégation, Félix Tshisekedi ainsi que toutes les autres parties prenantes en vue de finaliser les négociations directes par la levée de toute obstruction de sorte que la signature de l’arrangement particulier puisse aboutir à une paix pérenne ».

Autrement le groupe Udps et Alliés considère que la signature « frauduleusement » programmée de l’arrangement particulier est sans objet et constitue une « opération cosmétique » tendant à voiler une crise politico-institutionnelle « persistante » et « réelle » aux conséquences imprévisibles.