La frontière entre la RDC et le Rwanda est une question sensible. Un enjeu sécuritaire illustré par les conflits violents dans l’Est du Congo dans lesquels Kigali est souvent impliqué ou soupçonné de participer. Mais qui peut se transformer en un potentiel économique pour les deux pays.

Une commission spéciale composée des experts de deux pays a commencé à travailler ce mercredi à Goma sur la clarification de la frontière entre les deux États que rien d’autre qu’une simple végétation sépare.

RDC, Rwanda

La commission spéciale RDC-Rwanda sur la démarcation de la frontière réunie ce mercredi à Goma.

Au total, 22 bornes principales sont déjà construites du lac Kivu à la grande barrière jusqu’au Mont Hehu à Kibumba en territoire de Nyiragongo, selon les membres de la commission. Les experts rapportent également que 25 autres bornes secondaires ont été construite et 10 bornes restent à construire dans la zone de depression.

Pour le professeur Nguya Ndila, secrétaire permanent à la commission permanente des frontières au ministère congolais de l’intérieur, la remise des bornes déjà construites peut-être faite. « Les travaux que nous tenons à Goma c’est pour justement que nous puissions nous mettre d’accord sur l’emplacement des bornes dans la zone de dépression, mais on peut déjà réceptionner ce qui a déjà été fait », a-t-il confié à CAS-INFO.

De son côté, Roger Rachidy Tumbula, conseiller en communication du Gouverneur du Nord Kivu qui siège aussi à cette commission s’est réjoui de cette clarification qui représente pour lui une opportunité d’échange économique entre les deux pays. « Il y a déjà des bailleurs pour construire par exemple des marchés transfrontaliers mais qui n’attendent que la fin des travaux de nettoyage de la frontière ne soient », a-t-il déclaré.

Lancés en 2009, les travaux de démarcation et de matérialisation de la frontière commune n’ont pu démarrer qu’en 2016 avec une première borne posée à la grande barrière à Goma.