C’est avec émoi que CAS-INFO a appris la disparition d’une grande voix de Radio France Internationale. Laurent Sadoux est parti. On ne l’entendait plus sur les ondes d’Afrique midi. On espérait le retrouver. La triste nouvelle est tombée jeudi soir. La voix roque mais berceuse s’est éteinte pour l’éternité.

À Kinshasa, tristesse et admiration se sont mélangées dans les rédactions et sur les réseaux sociaux à l’annonce de cette terrible nouvelle par RFI. Pour la plupart des journalistes congolais, c’est un modèle de Radio qui les quitte. Le fondateur de CAS-INFO Yvon Muya, par exemple, témoigne qu’à ses débuts à la radio Digital Congo Fm en 2005, c’est Laurent Sadoux qui l’a inspiré. « Cet homme m’a donné le goût de faire de la radio », lance également Thierry Kambundi, un des journalistes vedettes de la radio Top Congo Fm.

Sur les réseaux sociaux c’est un tonnerre d’hommages des nombreux anonymes fanatiques acharnés du présentateur vedette d’Afrique midi qui s’est enchainé. « Sa voix était si vivante, et il racontait l’actualité. On aurait dit qu’il parlait d’une vielle histoire qu’il a personnellement vécue et qu’il relatait à ses petits-fils », écrit Jules sur Facebook avant de conclure, « il était mon idole ».

En effet, la voix de Lauent Sadoux n’aura laissé personne indifférente à Kinshasa et dans le reste du pays où Rfi est écoutée massivement avant l’interruption de ses antennes il y a quelques mois. Lui qui ne donnait pas l’information, mais la racontait. Avec Laurent Sadoux, le même journal diffusé dans la matinale se transformait à midi et devenait simplement de l’art. Son soupir, sa caresse, ses tournures et ses chapeau électrisant vont nous manquer à jamais.

Mais l’hymne de l’espoir de Laurent Sadoux relayé toute la soirée de jeudi par des milliers d’auditeurs de Rfi sera là pour leur rappeler ce grand artiste de la radio. Il les exhortait à prendre soin d’eux. Car, disait-il, chaque jour est une vie, alors qu’avec lui au micro, chaque midi était une VOIX.

Pour Laurent, Chère RFI, continuez à travailler à la beauté des choses.