Par CAS-INFO

Coup pour coup. Entre Joseph Kabila et l’Église Catholique, le mano a mano continue. Agacé par les manifestations du comité laïc de coordination, le CLC, qui bénéficie de l’appui de la plus grande confession religieuse du pays, le chef de l’État est sorti de son long silence vendredi. Parmi ses cibles, la bande au Cardinal Monsengwo a occupé une place de choix. La réaction des prêtres n’a pas tardé.

« Rendons à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. Quand on essaye de mélanger les deux, c’est dangereux. Le résultat est toujours négatif. Jésus-Christ n’a jamais présidé une Commission électorale », a taclé le Président de la république.

Pour la Conférence épiscopale nationale du Congo, l’Église est bien dans son rôle. Sur RFI, le secrétaire général de la CENCO, Abbé Donatien Nshole explique notamment ce samedi matin que les évêques étaient dans leur rôle prophétique. « Ils ne sont pas là pour faire la politique politicienne. C’est le sort du peuple de Dieu qui lui est confié qui justifie les interférences en politique. Parce que ce sont les gouvernants qui amènent à la situation actuelle », a-t-il argumenté avant d’ajouter, « [il s’agit] là d’une mauvaise compréhension de la mission de l’Église ».

Après avoir sollicité la médiation de l’Église Catholique pour le dialogue du Centre interdiocésain, Joseph Kabila cible désormais le Clergé, qui le lui rend coup pour coup.