Par CAS-INFO

À quelques heures du début de la marche de ce 21 janvier en RDC, la ministre des droits humains le répète. Cette manifestation est interdite, a affirmé Marie-Ange Mushobekwa sur Tv5 samedi soir.

Interpelée en tant que responsable des droits de l’homme sur ce qu’elle pensait de cette interdiction, l’ex journaliste a botté en touche. « Ce n’est pas moi qui interdis les marches, mais le gouverneur de la ville de Kinshasa », a-t-elle éludé, gênée. Tout en expliquant qu’il était difficile pour les autorités municipales d’encadrer 167 sites d’où doivent partir les cortèges des manifestants.

« Je sais que le gouverneur de la ville de Kinshasa a interdit cette marche parce que le CLC a prévu 167 sites de départ. La police ne sera pas en mesure de garantir la sécurité de personnes et de leurs biens », a-t-elle prétexté. Car pour la ministre des droits humains, les fauteurs de troubles sont connus et elles les a désignés : « Ceux qui organisent les marches incitent à la violence et à la haine. On ne peut pas vouloir une chose et son contraire à la fois ».

Et de poursuivre, au moment de se défendre au sujet de la répression de ces manifestations par les forces de sécurité, « en tant que ministre des droits humaines, je regrette ces morts. Même si de part et d’autres chacun devrait faire preuve de responsabilité », a recommandé Mme Mushobekwa.

Dernière question de Tv5 sur la situation au Kasai, qui risque d’avoir un impact sur le processus électoral. Réponse de la ministre, « Je ne suis pas membre de la CENI, mais le Kasai n’est pas encore sécurisé », a-t-elle suggéré en ajoutant que les enquêtes se poursuivaient encore dans cette région du centre du pays qui a vu deux experts de l’ONU être assassinés l’an dernier. « Les enquêtes se poursuivent. Les coupables seront poursuivis », a-t-elle promis.