Par CAS-INFO

Invité d’Afrique Numéro 1, l’homme d’affaires congolais, Sindika Dokolo, a taillé en pièces le gouvernement congolais. En pleine crise avec l’Église catholique, l’opposant a lancé une lourde charge contre le Pouvoir accusé d’être responsable de la détérioration des conditions sociales des Congolais. Là où, selon lui, l’Église catholique joue un grand rôle.

« L’Église Catholique tient la société congolaise à bout de bras. On a un État complètement défaillant », a assené l’initiateur du Mouvement « Les Congolais Debout » regrettant le faible Budget national d’« à peine 4 Milliards de dollars ». Représentant la [moitié] de celui du Rwanda ou encore le un dixième de la Cote d’Ivoire ou de l’Angola, a-t-il comparé.

Sindika Dokolo en a voulu pour preuve les propos des responsables du parti présidentiel, le PPRD, rapportés dans les enregistrements sonores d’une réunion stratégiques, qui avaient fuité. Ces derniers y soutenaient que le « gâteau » était devenu trop petite pour être « partagé ». Une aubaine pour l’opposant proche de Moïse Katumbi.

Dans ces conditions, Sindika Dokolo espère qu’avait son Mouvement social un changement est possible. Il ne croit pas aux élections organisées par Joseph Kabila qui « est en train de se maintenir au Pouvoir par la force et en violation de la constitution ».

Pour Sindika Dokolo, la seule solution se trouve dans l’article 64 de la Constitution. « Nous ne reconnaissons pas à M. Kabila la légitimité d’organiser les élections, qui seraient capable d’amener dans notre pays la légitimité de nos institutions, qui pourront être le terreau de la stabilisation et du développement de notre pays », s’est-il justifié. Tout en renvoyant la balle à la population. « C’est la grande question qui se poser à tous les Congolais ».