Par Edmond Izuba

Dans une vidéo diffusée jeudi par le journal belge La libre Afrique, l’opposant congolais Moïse Katumbi se montre très offensif. « S’il n’y a pas élections cette année-ci, ne nous condamnez pas, nous allons sauver notre pays », déclare l’ancien gouverneur du Katanga. Candidat à la présidentielle mais dans le collimateur de la Justice qui risque de l’écarter de la course, Moïse Katumbi cherche-t-il à déclencher une guerre ? Non, répond Delly Sesanga, le secrétaire général d’Ensemble, sa plateforme électorale.

« C’est la mobilisation générale de la population qui, depuis des années, se bat contre ce régime pour imposer le respect de la constitution et le retour à un fonctionnement normal de nos institutions. », a confié Delly Sesanga, interrogé par CAS-INFO.

« Je vous rappelle qu’après la crise électorale née des élections de 2011, les tentatives de tripatouillages de la loi électorale en janvier 2015, le peuple congolais n’a eu de cesse de se mobiliser. Tantôt avec les partis politiques tantôt avec la société civile et l’église catholique pour exiger que la constitution soit respectée. », a-t-il poursuivi.

Alors que le doute persiste sur la tenue réelle des prochaines élections ainsi que les demandes répétées de la mise en œuvre « intégrale et « effective » de l’accord de la Saint Sylvestre, restées selon l’opposition lettre morte, Delly Sesanga rappelle :

« Une feuille de route a été définie. Celle-ci n’est pas respectée. Comprenez qu’arriver à ces échéances-là, le peuple devra avoir repris l’initiative pour que l’ordre constitutionnel soit respecté. ».

Interpellé sur ce qui va se passer réellement à la fin de l’année en cas d’absence d’élection comme le redoute son candidat, le Secrétaire général d’Ensemble répond :

« Le combat que nous menons avec Moïse Katumbi est un combat pacifique et qui continuera à s’inscrire dans ce cadre. Nous avons un régime illégitime, qui a délégitimé toutes les institutions y compris la cour constitutionnelle et qui a plongé le pays dans le chaos et dans une crise profonde. Nous voulons redresser cette situation par notre engagement pacifique au service de notre pays. Et si aujourd’hui il y a quelqu’un qui menace le paisibles citoyens, c’est a1 dire, le régime qui utilise les moyens de la protection de la population, la police et l’armée contre cette population qui fait le frais de la répression sauvage de la part du régime…et donc, ce n’est pas à nous qu’il faut faire le procès d’une menace quelconque à l’endroit de qui que ce soit. Encore que nous considérions que les institutions ayant été délégitimés. Il y a une urgence absolue. Presqu’un devoir citoyen de sauver le pays par la mobilisation générale. ».