Par Grevisse Tekilazaya et Edmond Izuba

C’est une réponse que le gouvernement congolais  apporte, et ce, sur base des nouvelles révélations. Lors d’un point de presse très offensif tenu ce jeudi 21 décembre, le porte parole du gouvernement congolais balaye d’un revers de la main l’enquête de Rfi et Reuters au sujet du massacre au Kasaï mettant en cause l’implication d’un agent de l’état dans cette affaire. D’après Lambert Mende, Sonia Rolley  » n’a pas tout dit ».

Prenant la balle au bond, le porte parole du gouvernement congolais révèle à l’assistance que Madame Sonia Rolley a eu des « contacts avec des présumés bourreaux de deux enquêteurs ». Au total « 4 échanges », lesquels sont en possession de la justice. Dès lors, le gouvernement congolais est indigné du faite que Sonia Rolley n’en parle pas dans cette enquête. Alors que le contenu est très suspect.

« S’il est donc vrai qu’un agent de l’Etat au moins est impliqué dans ce drame. Rien n’est donc d’en déduire la complicité du gouvernement », s’est exprimé Lambert Mende avant de poursuivre « Tout se passe comme si vos deux confrères essayent  de forcer les juges à aller vite en besogne. Et pire, c’est comme s’ils s’efforcent à influencer l’intime conviction des juges. Cette curieuse chronique judiciaire est juridique on ne sait pour quelle raison. Elle est saucissonnée, car elle exclut délibérément certains détails importants ».

Au cours de son speech, Lambert Mende va jusqu’à demander à l’intéressée citée, Sonia Roley, de venir renseigner à la justice sur ses dénonciations contenues dans l’enquête et du contenu de ses plusieurs échanges téléphoniques avec cet agent de services de renseignement.