Par Tony-Antoine 

Cinq jours après la référence « à la justice » faite par l’exécutif congolais contre les laïcs catholiques, les réactions ne cessent d’enfler. La dernière, ressort de l’entretien accordé à Cas-Info mercredi 10 janvier, par un des cadres du Parti national pour la nouvelle énergie du Congo(Pnec), Tresor Buti Malema.

« Le Gouvernement doit abandonner cette démarche et laisser la liberté à la population de manifester pacifiquement et de réclamer ses droits », conseille-t-il. Aux vœux du Gouvernement d’empêcher les prochaines manifestations des organisateurs de la marche du 31 décembre qui, dit-il, « veulent faire entrer la RDC dans un cycle de violences », le membre de ce parti centriste questionne : « Arrêter le cycle de violences créer par qui ? A ce que je sache, la marche était pacifique et la population ne possédait pas de gaz lacrymogène. Jusque là, il n’y a aucune preuve démontrant que les manifestants avaient des armes à feu ».

Face à l’incertitude politique qui date du lendemain de la fin du mandat du président Kabila, le 20 décembre 2016, le centriste justifie l’implication de catholiques : « L’église ne peut pas fermer les yeux ou ignorer les souffrances du peuple, faire semblant de ne pas voir les nombreuses restrictions de libertés… Il faut noter que cette implication ne date pas d’aujourd’hui. Plus récemment, l’église s’est impliquée dans la signature de l’accord de la Saint Sylvestre ». Et de mettre en garde, « l’influence de l’église ne doit pas être négligée »