Par Chris Elongo

La Conférence épiscopale nationale du Congo a exprimé vendredi sa préoccupation au sujet de la machine à voter. Le vote électronique que prévoit d’utiliser la Commission électorale nationale indépendante aux prochaines élections suscite toujours de controverse. Mais la CENCO suggère que le dispositif soit soumis à un test de certification.

« À huit mois de la tenue des scrutins, les Archevêques et Évêques membres de la CENCO s’inquiètent du fait qu’un consensus ne soit pas encore trouvé pour l’utilisation de la machine à voter proposée par la CENI. Bien au contraire, les voix discordantes se multiplient jusque dans le pays de fabrication et de provenance de ces machines. », a expliqué la CENCO dans un communiqué lu à la presse par son secrétaire général avant d’ajouter, « la Cenco réitère sa demande de la certification de ces machines à voter par les experts nationaux et internationaux afin de trouver un consensus capable de rassurer toutes les parties pérennantes sur le volet technique et sur le volet juridique. ».

Interrogé sur la possibilité d’œuvrer à dégager ce consensus, l’abbé Donatien N’shole est resté toutefois sceptique. « Je ne crois pas. Ceux qui qui contestent cette machine redoutent quelque chose, il y en a qui l’appellent machine à voler ou à tricher. Les experts permettront de tester comment on peut tricher. L’idée c’est de lever la possibilité de faire le mal [avec cette machine] », a-t-il expliqué.

La CENCO affirme être en pourparlers avec la CENI pour une éventuelle certification de la machine à voter.