Par CAS-INFO

Le Comité laïc de coordination a déclaré mardi avoir mis fin à la trêve qu’il s’était imposé depuis le 10 mars 2018 pour permettre au gouvernement de mettre en œuvre les mesures de décrispations politiques.

Or, après son ultimatum, le CLC fait le constat « amer » que « la situation générale de la RDC reste préoccupante, et la situation du pays, plus que sombre parce qu’incertain », a analysé l’association affiliée à l’Église Catholique, à l’issue d’une réunion e deux jours à Kinshasa.

En cause, la CENI qui, selon le CLC, gaspille son temps et son énergie à défense la machine à voter – pourtant décrié sur le plan national et international – en lieu et place de se concentrer sur l’enrôlement des Congolais de l’etranger, l’audit du fichier électoral et la formation des agents électoraux. Outre ce qu’elle qualifie de partialité de la CENI, l’organisation pro catholique dénonce également le fait qu’à trois mois de dépôt des candidatures pour la présidentielle et les législatives qu’aucune mesure de décrispation ne soit « véritablement appliquée. Qu’aucun opposant emblématique et exilé politique n’ait été libéré ni retourné au pays.

« Une évaluation abusive »

La description chaotique de la situation par le CLC n’a pas laissé indifférente la Majorité présidentielle. Interrogé ce mercredi par Top Congo, le député PPRD Célestin Tunda a accusé le CLC de manquer d’objectivité. « Il s’agit là d’une évaluation abusive qui manqué d’objectivité. On ne peut pas dire à ce stade que le processus électoral bat de l’aile au moment où tout le monde est engagé pour que tous les actions puissent se réaliser à tous les niveaux », a-t-il répliqué.

Tout en rappelant que la CENI est composée de toutes les forces politiques du pays, au PPRD on rejette l’idée que la Centrale électorale roule pour le pouvoir. « On ne peut pas dire que la CENI est du côté de la Majorité », a nié l’élu du Maniema.

Au sujet de mesure de décrispations politique, Tunda estime qu’« on ne peut pas réduire le processus électoral à la libération de quelques prisonniers politiques », a-t-il déclaré. « Que nous ayons signé l’accord de la Saint Sylvestre, il faut cas même un minimum de procédure, un minimum d’analyse des dossiers ».