C’est la suite de la décision prise par le gouvernement pour faire face à la dépréciation du Franc Congolais dont la dégringolade se poursuit face aux devises étrangères. Lors de son récent séjours à Lubumbashi, le ministre de l’économie Joseph Kapika avait annoncé sa volonté de recourir à une ancienne loi demandant aux multinationales œuvrant dans le secteur minier de rapatrier au moins 40 % des recettes issues des exportations. Ce mardi, la Banque centrale passe à la vitesse supérieure.

Dans un décret signé par le gouverneur Déogratias Mutombo, la BCC annonce des pénalités financières « rigoureuses » pour les entreprises qui ne rapatrieront pas au moins 40% de leurs revenus des exportations de minéraux, rapporte Reuters.

« L’économie congolaise se porte très mal et l’élément déclencheur de cette crise que nous ressentons depuis le second semestre 2015 est la chute du cours des matières premières que le pays exporte », a déclaré Déogratias Mutombo, qui vulgarisait, lundi, auprès des opérateurs miniers de Lubumbashi, la nouvelle réglementation sur le rapatriement des devises.

La chute des cours des matières premières qui a continué à décrocher deux ans durant, a fortement pénalisé l’économie congolaise, première productrice du cuivre sur le continent, l’obligeant à frapper à la porte des donateurs internationaux.

C’est dans ce cadre qu’une équipe d’experts du Fonds monétaire international est attendu en Septembre prochain à Kinshasa. Dans une lettre envoyée aux autorités congolaises le 12 juin dernier, le FMI s’est montré peu enthousiaste à accorder les crédits rapides sollicités par Kinshasa.

Alors que la RDC connait une crise politique préoccupante, l’institution financière conditionne son éventuel soutien à une trajectoire visible vers la stabilité politique.